MSI, bien qu’obligé de protéger ses secrets industriels de manière drastique, a autorisé MadboxPc.com à visiter l’usine de fabrication des MSI WIND. C’est donc à Kunshan, à quelques kilomètres de Shanghai, qu’une visite très organisée a eu lieu. MadBoxPC.com a eu la bonne idée de prendre des photos du tout, merci à eux !

Dire que je suis jaloux de la chance de mes confrères de MadBoxPC.com est un euphémisme. Visiter ce type d’usine, rencontrer les gens qui fabriquent nos petites merveilles, voir leurs conditions de travail et la façon dont ils arrivent à travailler m’auraient enchanté.
Je dois malheureusement me contenter de photos et je vais du coup tenter de les commenter sans trop d’amertume. Première remarque, MSI semble assez fier de son usine. Rares sont les marques qui font visiter leurs unités de production. Pendant longtemps je n’ai d’ailleurs pas cru à une vraie production de la part de MSI mais à une sous-traitance comme c’est le cas dans la majorité des fabrications de portables.
Et au final c’est bien MSI qui fabrique, et sous traite, le WIND. Pour ce faire, la marque exploite des machines derniers cris. Machines capables de souder rapidement des composants de chaque côté du PCB qui constitue la carte mère du Netbook. Sur la plupart des cartes mère, le PCB, c’est à dire la plaque qui accueille les composants électroniques soudés dessus, ne reçoit des éléments que d’un seul côté. Sur un NetBook, faute de place, les fabricants sont obligés d’en positionner de chaque côté. La gymnastique de conception et de réalisation de ce type de composant est complexe. Les machines pouvant les assembler sont généralement hors de prix. C’est là un des premiers paradoxes des netbooks car vous allez vous rendre compte de l’importante débauche de moyens et de main d’œuvre nécessaire pour fabriquer un WIND.
Les machines ci-dessus sont des fours, les composants électroniques sont positionnés sur le four et celui ci soude ces composants étape par étape. Chaque PCB est au préalable gravé par d’autres engins pour accepter les composants nécessaires à la réalisation de la machine. de rares opérateurs entre en jeu pour ces étapes de façons à contrôler le bon déroulement de la production.
Avant tout montage de la carte mère avec un autre élément, celle-ci est au préalable testée. Visuellement tout d’abord ou un coup d’œil suffit à déterminer s’il manque un composant. Puis avec un appareillage spécifique pour tester le bon fonctionnement de l’ensemble. Cette précaution a lieu dès que le PCB est refroidi, il serait trop couteux de perdre du temps et des matières premières à commencer à monter dans un châssis en plastique un Netbook dont la carte mère présenterait des défauts.

En parallèle de la fabrication de la carte mère de la machine, il y a l’assemblage des dalles réceptionnées par MSI. Il faut bien comprendre que pour un seul produit comme un WIND des centaines de sous traitants sont sollicités pour acheminer vers l’usine de montage l’ensemble des pièces qui constitueront un netbook.
Les écrans, les disques durs ou les processeurs sont des éléments connus dont nous savons tous qu’ils ne sont pas fabriqués par MSI. Mais l’ensemble de toutes les pièces demande un traitement de stockage, de préparation et de gestion. Une usine comme celle-ci est généralement un énorme foyer de travail ou s’activent des centaines de personnes.
Les dalles LCD réceptionnées sont habillées en parallèle de la fabrication des cartes mères pour pouvoir se loger dans le châssis du WIND. Un câble, qui ressemble à celui d’une webcam USB semble posé sur la dalle, remarquez l’uniforme aux armes de MSI.
Cette autre opératrice assemble le châssis en plastique autour de l’écran. il faut glisser la webcam et l’antenne Wifi dans cette mince coque de plastique.
La carte mère reçoit les différents éléments dont elle a besoin pour fonctionner. Ici, au vu de l’emplacement, c’est la carte WiFi qui va être positionnée et vissée. La pile jaune du bios a été branchée mais n’est pas fixée. Notez la présence de l’emplacement du disque dur encore vide.
Sur cette étape, on a raté la fixation du disque dur qui a fait son apparition entre temps, le ventilateur est fixé à la main.
La pose des composants est une tâche fastidieuse et répétitive mais qui ne peux pas être confiée à une machine. Une ribambelle d’ouvrières se concentre donc à la tâche pour fixer étape par étape les éléments.
Ainsi, la mémoire, le processeur et l’ensemble des éléments sont positionnés avant que la carte mère soit intégrée au châssis.
Une fois la carte assemblée dans la partie basse de la carcasse, elle est numérotée, étiquetée et passée au lecteur code barre afin d’en avoir une tracabilité complète jusqu’à chez vous.
Il est maintenant temps de refermer la carcasse et de fixer l’écran au reste de la machine. Les différentes nappes sont fixées pour que l’écran reçoive les signaux de l’engin. Mais aussi les divers éléments comme les câbles USB de la webcam, le câblage de l’antenne wifi ou du micro.
Puis c’est la pose du clavier. Suivant les demandes et les approvisionnements, les claviers de différentes langues sont positionnés. remarquez la protection de l’écran déjà présente pour éviter tout risque de casse ainsi qu’une protection derrière l’écran pour ne pas abimer la coque de la machine.

Vient le temps du premier démarrage… Il n’y a pas de phase d’installation logicielle puisque celui ci a été injecté en amont sur le disque dur suivant les besoins du moment. Windows XP ou Linux, tout est paramétré en usine pour correspondre à 100% aux besoins du WIND. Il ne faut donc que le démarrage la machine en mode test pour pouvoir commencer la batterie d’épreuve que tout engin doit subir avant de quitter l’usine. Ici un logiciel permet de tester toutes les touches, chacune d’elle est enfoncée par une opératrice pour vérifier que l’ensemble du clavier fonctionne. Le pavé tactile et les boutons sont testés de la même manière.
Des opératrices testent ensuite les entrées et sorties son de l’engin. Sur deux canaux, pour vérifier que la stéréo fonctionne. MadBoxPC semble avoir trouvé terrible cette tache qui consiste a écouter d’une oreille sur deux un opéra en boucle 8 heures d’affilée…
Une fois que les tests « manuels » sont effectués, les machines sont posées ouvertes et en marche sur un carrousel qui va faire tourner les machines et logiciellement et physiquement pendant 6 heures. tests en boucle, tests de chauffe et tests de composants. Ces 6 heures permettent d’éviter les pannes détectables avec un simple démarrage : Les éléments ont le temps de chauffer et on peut détecter par exemple si deux condensateurs produisent trop de chaleur en provoquant un redémarrage intempestif de la machine.

Parmi les nombreux tests qui passent en boucle, on peut reconnaitre des 3D Mark, des logiciels d’analyse de surface de disque dur ou de mémoire. Bref toute la panoplie qui nous sert à nous aussi, de ce côté de la planète à déterminer si notre machine fonctionne.

L’impressionnant carrousel de machines.
Chaque WIND présentant une défaillance ou une anomalie pendant les tests est confié à une équipe spécialisée qui recherchera la panne afin de tenter de la résoudre. Cela peut aller du remplacement d’une barrette mémoire au changement pur et simple de la carte mère.

Une fois la machine montée et testée, elle est prête a recevoir son identité finale auprès de MSI : N° de série et étiquettes de rigueur. Le sticker de licence de Microsoft XP est posé à ce moment là.
Chaque machine attendant sagement qu’on l’emballe avec son N° de série autocollant posé en travers. un petit feuillet qui doit résumer les tests et infos sur chaque machine est glissé sous chacune d’entre elles.
Les boites vides attendent sagement l’arrivée des WIND avec leur sacoche.

Vient ensuite le tour de magie habituel qui consiste a emballer le matériel parfaitement dans la boite du Wind. Je dis tour de magie parce que si vous essayez de remettre l’ensemble des éléments dans la boite juste après l’avoir ouverte, vous vous rendrez compte que c’est parfaitement impossible.
Une fois dans les boites, on colle les étiquettes des N° de série correspondant à la machine sur le carton pour garder la tracabilité de chaque élément qui sort de l’usine. En cas de panne répétée, ou d’un problème quelconque avec une série de machines ayant un N° de série proche ou qui se suive. MSI aura des pistes pour déterminer d’où vient le problème : Composant de mauvaise facture, assemblage mal calibré… La tracabilité de l’engin permet une veille technologique.
Et voilà, fin de l’aventure, on scotche le WIND avec un ruban adhésif aux armes de MicroStar International pour éviter tout risque d’ouverture et fermeture du paquet et on expédie aux quatre coins du monde les machines.


























preums,
on se croirait au jeux olympique des fabricants de PC…
rouvrez le forum ou tuez le maintenant !!
C’est bête qu’on n’ait pas le son ! on s’y croirait presque !
Chouette visite quand même, merci Pierre.
Merci pour cet article et pour les commentaires, cette petite visite est fort intéressante
.
Je suis surpris que MSI est autorisé de prendre autant de photos mais en tout cas c’est bien sympa d’avoir un reportage.
Le wind comme les autre netbooks sont il aux normes ROHS au fait ?
On remarque que le clavier sur le blanc est un qwerty; donc non, ne cherchez pas, ils ne sont pas destinés a combler la pénurie chez nous, ceux là
Très bon petit reportage! Merci Pierre.
« Des opératrices testent ensuite les entrées et sorties sont de l’engin. »
hmm.. c’est pas plutôt « son » ?
Très bon reportage sinon!
Super intéressant de voir tout ca !
Merci !
Merci Pierre, quel est la moyenne d age , du personnel ? impressionnant , tt ses jeunes (filles) …
super reportage …
Et maintenant suit la 2em partie du test du Wind alors ???
terrible!!! impréssionnant, surtout l’épreuve de 6h!!
je pense que si ils ont autorisés les photos, c’est purement commercial, comme nokia avait fait une fois, histoire de montrer aux clients du monde entier le soin apporté à leur machines… histoire de se dire que c’est une valeur sur et qu’ils sont testés, aucun doute
mais si ça se passe vraiment comme ça, chapeau et bravo!
ce serait fort sympatique de pouvoir comparer les chaines d’assemblages des différentes marques!!! enfin bon l’important c’est que ça marche! mais pensez que ces gens font les mêmes gestes toute la journée! et sont payés une misère, c’est dommage… des milliers de gens en france aimeraient avoir leur place dans une tel usine en france pour ne serait-ce qu’avoir un SMIC, mais c’est pas demain la veille et de moins en moins probable
Salut,
Génial ce reportage! On voit comment cela se passe. A tort, je pensais que les machines faisaient une grande partie du travail, mais je constate que ce sont les hommes qui produisent encore, qui assemblent, qui emballent,…
Vraiment très intéressant !
)
jicef
excellent cet article ,bein dit donc ça chomme pas o_0
>A tort, je pensais que les machines faisaient une grande partie du travail
Pareil.
Cela me surprend surtout pour le test musique qui semble assez facile a automatiser (simple comparaison a l’analyseur de spectre), ainsi que pour le test clavier.
Un test d’ecoute de 6h? pour chaque NoteBook?? y’a t’il un détail qui m’échappe? Ca me parait peu viable d’un point de vue ‘productivité’ de passer 6h sur CHAQUE notebook pour tester le son
Chouette article !
Beaucoup de main d’oeuvre … à tarif local …
Quand tu vois le prix de vente final en Europe, et quand tu vois les moyens mis en oeuvre, tu te demandes vraiment comment ils font !
Si tu veux visiter un fabricant de cartes dans la région parisienne, je dois pouvoir te trouver quelque chose, un ami est ingénieur commercial dans une société (Prodelec) qui vends les machines permettant de produire les dites cartes.
Merci pour cet article Pierre, fort intéressant !
Pfiou toutes ses p’tites asiatiques *bave*
Ils embauchent vous croyez? ^^
super article Pierre!
J’ai hâte d’avoir la fin de ton test du wind… J’hésite pas mal entre le 900A, l’aspire One, l’advent 4211/Msi Wind et aussi le 1000H:)
C’est marrant car moi sur mon Wind il y a 1Go de ram soudée.
Pour info:
Modèle Black linux
Acheté à planète saturn
=> Reiboul : l’ouvrière teste le son de beaucoup de PC sur 8 heures d’affillée, le test en lui-même ne doit durer que quelques secondes, une minute tout au plus…
Le 901 Noire en vente à carrefour dès mercredi à 399€!
Reportage très intéressant.
un point m’interpelle: le caroussel
il me semble qu’en production de masse on procède par prélèvement statistique pour se type de test.
Je vois mal des milliers de machines en test pendant plusieurs heures
CHACHA : C’est tout a fait possible !
Petite précision quand aux composants des 2 cotés de la carte mère…
La carte mère est « posée » sur un bain d’étain en fusion pour « étamer » les points de contacts des composants, et cela des 2 cotés en 2 passes…
Vient ensuite la pose des composants qui sont « collés » (avec un tout petit point de colle « spéciale » sur la carte mère (les composants sont déjà pré-étamés) et cela des 2 cotés grâce à de multiples robots dédiés à cette tache (un robot par série de composant (série = taille de composant la plupart du temps…)).
La carte mère avec tous ces composants passe ensuite dans un four qui « soude » (qui fond l’étamage) en une seule passe tous les composants en même temps.
Ensuite, test, de la carte dans un ban d’épreuve spécial, puis montage…
PS ayant travaillé dans le service Info d’une usine de montage, j’ai pu assisté à tout le process de la conception jusqu’à l’assemblage des cartes , etc…
Un grand merci pour ce reportage. Très intéressant, vraiment génial. La thématique sociale serait aussi à aborder. Quid des conditions de travail de la main d’oeuvre ? J’ai tendance à me méfier des belles photos en uniforme… Et lorsqu’on paye nos notebooks si peu chers, je pense que l’on doit tout de même se poser ce genre de questions. Outre mesure, je suis assez étonné qu’au final, aucune industrie en Europe n’ait réussi à robotiser totalement la production de ces petits bijoux techniques pour en vendre à un niveau de prix tout aussi intéressant. Le recours à une main d’oeuvre à bas coûts resterait donc inévitable pour faire du low cost ?
C’est beau (l’attention portée par les ouvriers(ères)), et c’est dommage (leur salaire) à la fois.
Devant ces images, on ne sait vraiment pas trop quoi dire.
Et comme beaucoup de personnes l’ont dit, je pensais sincèrement que c’étaient des machines qui faisaient tout le boulot. Je tire mon chapeau à ces travailleurs et à leur qualité de service ainsi que leur courage.
Bonjour à tous,
C’est incroyable de constater le sérieux de la mise en oeuvre d’une telle unité d’assemblage et de tests pour un matériel, dit « low cost ». Mais il est vrai que des retours en SAV seraient économiquement plus coûteux pour le constructeur. Je me demande si ce nouveau marché des Netbook ; qui représent désormais 10 % des ventes en france, ne va pas faire perdre des parts de marchés à d’autres catégories de portables. Je pense par exemple à des entreprises qui utilisent des tablettes PC’s très chères à l’achat et pas forcément plus solides (les Fujitsu T4210 utilisées chez nous repartent en SAV à hauteur de 50 % !). En ce qui me concerne, je pense proposer des MSI Wind ou Eee PC 1000 H pour notre force de vente et nos personnels itinérants.
@plus.
« et on peut détecter par exemple si deux condensateurs produisent trop de chaleur »
un condensateur ne chauffe pas.
Mais sinon instructif, et du coup je me demande si ces ouvriers sont suffisamment payés pour pouvoir se payer un wind ?
Pour moi ce sera le Wind qui semble le plus dope des netbooks, malheureusement je dois attendre son arrivee ici car il m’est interdit d’aller en Asie.
je ne pense pas qu’il s’agisse d’ouvriers « lambda » qu’on peut trouver au coin de la rue aux 4 coins de l’Asie.
Vu la complexité du travail (le soudage sur carte mère d’un Atom ca doit pas être de la tarte), ils doivent bien être un minimum qualifiés. Bien sur comparé à un SMIC ils ne gagnent pas grand chose, mais certainement plus que les ouvriers des JO.
Et puis ils ont des conditions de travail plutôt enviables, quand on voit certains ateliers de production …
Ah ça fait plaisir de voir tous ces petits chinois, travailler 10h / par jour sans congés et sans droits sociaux pour des salaires de misère.
Tout ça pour permettre aux occidentaux d’arborer un gadget supplémentaire à ajouter à la liste de son bordel inutile. Et dans 6 mois, il jettera son gadget, parce que son voisin le fera mourir d’envie en exposant sous son nez un autre gadget plus fin, plus rapide et plus léger.
Mais il paraît que les chinois sont déjà trop chers. Leur niveau de vie (entendez leur niveau d’aliénation aux bien matériels inutiles) monte en flèche. La main d’oeuvre bas prix, tout comme le pétrole ou l’eau, ne sont pas des ressources éternellement renouvelables.
Mais que va t’il advenir de nous, si personne ne veut assembler nos gadgets de geek et coudre nos fringues de bobos ?
Les rouages de la société de consommations seraient ils en train de rouiller ?
@Lee
« (le soudage sur carte mère d’un Atom ca doit pas être de la tarte) »
les ouvriers ne font plus ce genre de travail depuis les années 80
les composants sont déposés et soudés sur la carte par des machines (voir explication de Joshua plus haut)
les ouvriers font des taches plus basiques, sur les photos tu peux voir qu’il vissent les mêmes vis au mêmes endroits toute la journée
ils collent du ruban adhésif sur les mêmes cartons toute la journée, etc
Super enviable d’être esclave dans un bel atelier de production
et encore on ne voit que les photos autorisées par MSI.
Et encore moi je dirais : ils ont des conditions de travail plutôt enviables, quand on voit les beau gants qu’il ont et que si ça se trouve, ils ne payent même pas
tiens je suis sur que t’as envie d’aller bosser là bas.
La vue de ces images (filtrées par MSI, donc nécessairement la crème des pratiques réelles sur le terrain) c’est à moitié intéressant, à moitié… refroidissant.
Les consommateurs n’ont pas la moindre idée de tout le travail, et souvent la pénibilité, mis en œuvre pour que leur dernier joujoux à la mode arrive jusque dans leurs mains.
Chapeau à tous ces travailleurs de l’ombre qui font ce qui est « fait par des machines », comme on le croit trop souvent…
Sinon les commentaires techniques (sur la soudure, les PCB double face, les capacités qui chauffent…), bon, disons que ça se sent que ce n’est pas trop le domaine de l’auteur… avec tout le respect c’est pas trop ça.
Merci quand même pour ces images! Mais n’oubliez pas qu’on ne nous montre que le meilleur.
@raphael : sans faire l’apologie des conditions de travail chinoises, il faut savoir qu’avant l’arrivée des usines, les chinois crevaient la dalle dans leur campagne
Après, je suis d’accord avec toi sur la critique du consumérisme à outrance de nos sociétés occidentales, mais les prises de conscience, c’est comme l’évolution du niveau de vie des chinois : c’est long et dans la douleur.
Je suis entouré de gens qui pleurent leur race sur le réchauffement climatique, la pollution et la futur pénurie d’eau. Ils prônent les bons sentiments et les belles paroles, mais quand je leur demandent si ils comptent arrêter d’utiliser leur voiture pour prendre les transports en commun, ou d’arrêter de prendre un à 2 bains par jour (si, si), la réponse est catégorique : « hors de question ».
On peut en dire long sur les efforts à faire pour changer le monde et les habitudes des gens, c’est simple, les gens ne sont pas prêts et refusent de faire des efforts… tout en parlant continuellement d’écologie et de bons sentiments. C’est comme ça
Sinon pour pas faire trop de HS : BRAVO pour cet article qui m’a appris plein de choses et m’a fait voyager. Il contribue à la richesse et la diversité du contenu de ce blog : good job !
Juste pour avouter, suite aux contributions de Tino et Eugene : un travail d’usine, c’est un travail d’usine !
Que ce soit une usine SEB dans le Larzac, ou une Daewoo en Chine, les taches d’ouvriers sont des suites de gestes toujours identiques.
Vous croyez que la Gertrude qui bosse chez le groupe DOUX et qui passe 8h de ses journée à retourner des blancs de poulet qui défilent à la chaîne elle a un boulot valorisant plus excitant que la LiHong de chez MSI qui scotche les écrans ?
Je suis néanmoins d’accord avec vous : si ça peut faire prendre conscience aux consommateurs que derrière le bijou hi-tech, il y a la sueur de travailleurs qui effectuent des taches pénibles, on aurait plus de respect et d’attention envers ces produits de « consommation »
C’est quand même un évenement exceptionnel ce type de reportage. Preuve en est que MSI est très confiant sur sa qualité de fabrication.
J’espère que ça tempérera aussi les quelques personnes qui veulent toujours du moins cher que moins cher. Ce ne sont pas des robots mais des hommes et des femmes qui s’emploient à vous satisfaire. Un peu de réalité, ça bouscule.
c’etait juste pour prendre un peu de recul
on à pris l’habitude d’ouvrir une boite et de voir un « beau » machin tout propre , qui sent « bon le neuf », et on est content car on a trimé dur pour l’avoir (bon pas tous).
La passion nous oculte parfois certaines choses
Comme dit plus haut c’est quand même bien de savoir comment c’est fait.
Je suis le seul a me demander ou sont passés tous les tests de résistances (certains bien fous) décrits sur le papier à l’intérieur de la boite du Wind ?
@Dajuspowa : ils font ces tests lors de la conception de l’appareil. Je les imagine pas jeter d’1m chaque Wind qui sort de la chaîne de fabrication
@very :
Ils en font probablement aussi dans le cadre de la surveillance de la production série. Le fournisseur de coques peut très bien changer (à dessein ou juste par une variation de réglage des machines ou …) un chouïa le matériaux et rendre l’ensemble fragile,mais l’inverse est aussi possible (ce n’est qu’un exemple parmis d’autres). Ces tests sont probablement faits par prélèvement (x pièces sur y produites) réguliers.
Je dis ça mais je n’ai jamais bossé chez eux …
Dingue o_O
Je pensais que c’était fait par des machines tout ça ! Je suis sur le cul.
> LEGRANBLON
Les tests de résistance que tu décris ce sont des essais de type. Il n’y a aucun intérêt à les refaire sur les modèles de série, même pas par échantillonnage. Si un composant est modifié (par ex. changement de fournisseur) là c’est au constructeur de juger s’il faut repasser tout ou partie des essais de type, auquel cas ils peuvent éventuellement être repassés. Il faut bien séparer les tests qui doivent vérifier que le produit est conforme au cahier des charges dans sa conception et composition (essais de type) et les tests qui doivent vérifier que l’unité de série n’est pas défectueuse (essais de série, systématiques ou par échantillonnage).
Woa ! Super comme reportage ! En tout cas, ça m’a l’air assez sérieux tout ça, j’espère qu’il en est de même chez Asus !!!
putain il en on pris des photo
le commentaire inutile du jour :
)
Je veut bien bosser dans les test moi : des PC a tester et des jolie asiatique a séduire ^^ (qui a dit a tester ici ?